NOTRE SAVOIR-FAIRE

Découvrez tout notre savoir-faire acquis pendant un siècle et demi au cœur du berceau français de la fabrication de couteaux, Thiers. Ancré depuis 5 générations dans une région qui reste encore aujourd’hui la capitale française du couteau, Rousselon vous propose le meilleur de la coutellerie contemporaine basée sur un savoir-faire traditionnel.


LES TECHNIQUES DE FABRICATION


Différents composants constituent l’acier (alliage) et lui confèrent ses qualités selon les pourcentages utilisés. On distingue :
• des aciers dits «ŸcarboneŸ» : constitués principalement de Fer et de Carbone (0,6 à 1%)
• des aciers dits «ŸinoxydablesŸ» : alliant variablement selon la qualité souhaitée du Carbone (0,2 à 1%), du Chrome (12 à 17%), du Molybdène (0 à 1%), du Vanadium (0 à 2%).
Tous ces agents ont des propriétés spécifiques qui garantissent la qualité désiréeŸ: le carbone assure la dureté, le chrome l’inoxydabilité, le molybdène et le vanadium l’anticorrosion. Tous ne sont pas forcément présents, pourtant l’assurance de qualité réside dans l’alliage de tous ces agents, dans la teneur la plus forte possible.

Attention ! Moins de composants = prix moindre = qualité moindre. Ces composants sont alliés et coulés sous forme de lingots, puis laminés suivant différents profils, en fonction de l’utilisation finale. Pour exemple, «Ÿdu rondŸ» pour les couteaux 100% forgés, du «ŸbiseauŸ» ou du «ŸplatŸ» pour les lames découpées.

Les lames sont chauffées à une température de 1100 degrés Celsius. Cette opération s’effectue sous atmosphère contrôlée avec addition de gaz spécifique afin d’éviter le dépôt de calamine. Ces lames sont ensuite refroidies brutalement. A ce stade, la résilience, c’est à dire le rapport entre la dureté des lames et leur risque de casse est trop élevée, aussi est-il nécessaire de chauffer de nouveau les lames à une température d’environ 240°C. C’est ce qu’on appelle «Ÿle revenuŸ».

On obtient alors le caractère de dureté souhaité, variable selon les familles de produits, faisant l’objet d’un indice de mesure (Rockwell)°: 52 à 58 HRC. Cette opération délicate nécessite une analyse et un contrôle rigoureux des temps de chauffage et de refroidissement, en fonction de la composition de l’acier à traiter, car le seul critère de dureté finale ne suffit pas pour affirmer que l’on a obtenu une lame de bonne qualité. Pour illustration, si le traitement thermique a été trop rapide, la structure de l’acier sera altérée, de telle sorte que la lame perdra son fil rapidement à l’usage, même si elle affiche une forte dureté.

Attention ! Traitement thermique rapide = traitement en surface = fragilité au cœur de l’acier = lame tendre ou cassante… et sensible à la corrosion.

C’est une opération de meulage de chacun des côtés de la lame. Procédé par lequel le tranchant deviendra plus résistant et facile à ramener à la coupe, par l’affilage. L’émouture peut être réalisée de différentes façons : plate ou bombée, à tranchant standard ou soutenu. Selon la méthode choisie, la coupe sera plus ou moins qualitative.

Tous nos couteaux professionnels font l’objet d’une émouture «Ÿà tranchant soutenuŸ», plus longue et plus difficile à réaliser, mais permettant d’obtenir un résultat parfait et durable.

Leur nombre varie selon les gammes de produits. Ces différentes étapes et opérations complémentaires contribuent autant à la finition qualitative qu’à la finition esthétique du produit. Les plus prestigieuses séries nécessitent, aujourd’hui encore, une importante contribution manuelle, pour appliquer un savoir-faire ou un «Ÿtour-de-mainŸ» spécialisé, que les meilleures machines ne parviennent pas à égaler.